VESOUL : La longue descente aux enfers de Carole, ruinée par sa banque

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

En 2005, la Banque Populaire de Saint Loup sur Semouse a accordé 230 000 € de prêts à Carole C. pour l’achat d’un bar restaurant (100 000 € fonds de commerce 130000 murs) dans un petit village de Franche-Comté, Passavant-la-Rochère. Le début d’une lente descente aux enfers.

«J’ai demandé de l’aide au Ministre de la justice qui ma répondu que ce n’était pas de son ressort et au Président de la République. Sans réponse.  C’est inadmissible que ce genre de pratique soit soutenu et qu’on ferme les yeux. Cela fait cinq ans que cela dure et que je dois subir tout cela. Je n’en peux plus. Je suis à bout de nerfs. Personne ne veut m’aider et je ne sais plus quoi faire. Je ne demande pas l’aumône mais je demande juste que l’on m’écoute, que justice soit faite et qu’on admette enfin la responsabilité de cette banque envers moi mais aussi envers les tiers» se désole Carole, complètement désespérée par ce qui lui arrive.

« Quand, en 2005, j’ai acheté ce commerce, je n’avais aucun apport personnel ni aucune expérience en restauration. Je ne possédais rien, j’étais au chômage et je n’étais pas cliente de cette banque». Fort logiquement, la banque a réclamé plusieurs cautions pour accorder le prêt. Mais pour la jeune femme, elle a omis de la mettre en garde «sur les risques que ce prêt représentait. Le conseiller aurait dû me dire que ce projet n’était pas viable et ne pas m’accorder ce prêt». Effectivement, la banque donnant son accord, la jeune femme emprunte, sans bien réfléchir aux conséquences de possible surendettement. Aujourd’hui, Carole le reconnaît elle même : «payer un fonds de commerce à 100 000 euros sans licence dans ce petit village, c’est exagéré. Tout comme le prix des murs !» Cependant, comme le conseiller vivait dans son village et qu’il n’avait pas jugé bon de soulever cet aspect du dossier, elle a accepté, sans trop se poser de questions.

En outre, comme elle n’habitait pas la région, elle n’avait aucune idée du coût réel d’un tel bien sur le marché local. Résultat : c’est sans aucun matelas financier, ni trésorerie que la jeune commerçante démarre son activité. La SCI (qui possède les murs du commerce), n’avait que le loyer de la SARL comme recettes. Recettes qui couvraient tout juste le prêt. Dans ces conditions, il était impossible de subvenir aux dépenses courantes (impôts, taxes, travaux éventuels). Pour Carole, «le banquier ne pouvait ignorer que ces sociétés ne pourraient jamais assumer ces prêts. C’est pourquoi la banque s’est protégée en demandant des cautions. Le banquier n’a pas fait son travail et m’a accordé un crédit ruineux. Il ne pouvait ignorer que mes deux sociétés n’avaient aucune chance de réussite. Je pensais avoir face à moi un partenaire financier et non un organisme qui endette volontairement ses clients. Le projet n’étaient pas viable, d’ailleurs, le comptable avait inséré une mise en garde dans le bilan prévisionnel mais le conseiller a préféré ne pas en tenir compte».

Durant l’hiver 2006, l’activité est à zéro, tout comme le chiffre d’affaires. Aussi, la banque menace de lui saisir la maison de ses parents. Pour éviter la saisie, ses parents ont recours à un emprunt (deux fois à hauteur de 15 000 euros). Puis, la banque envoie un courrier informant que la SARL n’est plus autorisée à bénéficier d’un découvert bancaire. Ce qui contraint la SARL à être placée en liquidation. Carole réclame un report des crédits pour la SCI. Sans réponse de la banque. Entre-temps, la jeune commerçante a trouvé un acheteur pour son fond de commerce. «Mais au tribunal, l’investisseur n’a plus voulu l’acheter. Il s’est contenté de reprendre le bail et de signer une promesse d’achat».

Les ennuis de la jeune patronne ne vont pas s’arrêter là ! Quelques jours plus tard, son locataire l’informe que la banque a arrêté le compte bancaire de la SCI puis a saisi ses loyers. Le tout sans décision de justice. Et sans prévenir Carole.

Par jugement du 20/04/10, le locataire a été condamné à être expulsé.
«
Aujourd’hui, la banque réengage une procédure de saisie alors qu’il n’y a plus d’activité. Depuis juillet 2010, les lieux sont vides, sans chauffage, une fenêtre est restée ouverte tout l’hiver. Le local doit être dans un état déplorable et je n’ai toujours pas récupérer les clés” conclut Carole, complétement abattue.

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »